2019年10月8日火曜日

意味調べるZone de sécurité dans le nord de la Syrie

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Zone de sécurité dans le nord de la Syrie


Tan Khaerr :




L'accord pour la création d'une '''zone de sécurité dans le nord de la Syrie''' est conclu entre les [[États-Unis]] et la [[Turquie]] le , lors de la [[guerre civile syrienne]].

== Contexte ==


[[File:Combined Joint U.S., Turkey Patrols2.jpg|upright=1.2|vignette|Patrouille de militaires américains et turcs à [[Manbij]], le .]]

Le 14 janvier 2018, la [[Coalition internationale en Irak et en Syrie|coalition internationale]] menée par les [[États-Unis]] annonce son intention de créer avec les [[Forces démocratiques syriennes]] (FDS) — dominées par les Kurdes des [[Unités de protection du peuple|YPG]] — une « Force de sécurité aux frontières » constituée de dans le Nord de la Syrie<ref name="F24140118">[https://ift.tt/2EIDa8Z Syrie : les Kurdes vont constituer une force frontalière avec la coalition internationale], ''France 24 avec Reuters'', 14 janvier 2018.</ref>. L'annonce provoque la fureur d'[[Ankara]] qui décide de déclencher l'offensive préparée depuis des mois contre les FDS<ref>[https://ift.tt/2FXwfKx Syrie: Erdogan menace la "force frontalière" parrainée par Washington], ''AFP'', 15 janvier 2018.</ref><ref>Philippe Gélie, [https://ift.tt/2p0ncEu Syrie : Washington pris à revers par Ankara], ''Le Figaro'', 23 janvier 2018.</ref>. Le 20 janvier, l'[[armée turque]] et l'[[Armée syrienne libre]] attaquent la ville d'[[Afrine]], au nord-ouest de la Syrie<ref name="Monde200118">[https://ift.tt/2Ixjr0f La Turquie annonce le lancement d'une opération militaire en Syrie], ''Le Monde avec AFP'', 20 janvier 2018.</ref>. La [[Russie]] retire ses troupes de la région et donne son accord à l'offensive turque<ref name="MondeJego190118">Marie Jégo, [https://ift.tt/35cNpjO Syrie : Erdogan prêt à envahir l'enclave d'Afrin], ''Le Monde'', 19 janvier 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/2rtcJCa Offensive turque en Syrie : les militaires russes retirés de la zone d'Afrine], ''AFP'', 20 janvier 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/2IwQ1iZ Offensive turque au Kurdistan : Erdogan affirme avoir l'aval de Moscou, l'ONU dans l'embarras], ''L'Obs avec AFP'', 22 janvier 2018.</ref>. Les tensions s'accroissent alors entre les États-Unis, alliés des FDS, et la Turquie qui annonce son intention de chasser les YPG de toute sa frontière, d'Afrine jusqu'à l'[[Irak]]<ref name="AFP200118">[https://ift.tt/2roTn1f Syrie : la Turquie lance une offensive contre une milice kurde], ''Le Point avec AFP'', 20 janvier 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/2BwCXnl Syrie: fermeté d'Ankara contre Washington, appel de groupes kurdes au monde], ''AFP'', 27 janvier 2018.</ref>. Les [[Unités de protection du peuple|YPG]] demandent alors l'aide du régime syrien, mais celui-ci ne dépêche que quelques centaines de miliciens le 20 février<ref name="Monde210218">Marie Jégo, [https://ift.tt/2Ou1u6G A Afrin, les Kurdes reçoivent le soutien de milices prorégime], ''Le Monde'', 21 février 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/2odDBT0 Syrie: l'offensive turque à Afrine tourne à la confrontation avec le régime syrien], ''AFP'', 20 février 2018.</ref>. La progression des Turcs et de l'ASL est initialement lente et difficile, mais les défenses kurdes finissent par craquer début mars<ref name="Monde070218">Allan Kaval, [https://ift.tt/2OspJC4 Syrie : l'offensive turque piétine à Afrin], ''Le Monde'', 7 février 2018.</ref><ref name="OLJ100318">Élie Saïkali, [https://ift.tt/31RBF4a Les Kurdes impuissants face à l'encerclement de Afrine], ''OLJ'', 10 mars 2018.</ref>. Le 18 mars, les Turcs et les rebelles syriens prennent sans combattre la ville d'[[Afrine]], abandonnée par une large partie de sa population et par les combattants kurdes<ref>[https://ift.tt/2plDrbW Syrie: le drapeau turc flotte sur la ville kurde d'Afrine], ''AFP'', 18 mars 2018.</ref>. La [[Turquie]] consolide alors son emprise sur le nord-ouest de la Syrie<ref name="Monde19318">Marie Jégo, [https://ift.tt/2pUp4PF En Syrie, après la chute d'Afrin jusqu'où ira l'armée turque ?], ''Le Monde'', 19 mars 2018.</ref>. Le gouvernement turc annonce ensuite son intention de poursuivre l'offensive et de prendre toutes les villes tenues par les FDS près de sa frontière, à commencer par la ville de [[Manbij]]<ref name="Figaro090418">Adrien Jaulmes, [https://ift.tt/2PbkvMz Le dangereux face-à-face entre Turcs et Occidentaux dans le nord de la Syrie], ''Le Figaro'', 9 avril 2018.</ref>. Cependant, les Turcs se heurtent cette fois à l'opposition des États-Unis, qui refusent de retirer leurs forces présentes dans la région aux côtés des FDS, et dont les soldats affichent ostensiblement leur présence afin d'empêcher une nouvelle offensive turque<ref name="Figaro090418"/>. Le 4 juin, la Turquie et les États-Unis annoncent avoir trouvé un accord pour régler la situation à [[Manbij]]<ref name="Reuters040618">[https://ift.tt/2kL29jX Accord américano-turc sur la région syrienne de Manbij], ''Reuters'', 4 juin 2018.</ref>. Celui-ci prévoit notamment la mise en place de patrouilles américano-turques et le retrait total des combattants des [[Unités de protection du peuple|YPG]]<ref name="Reuters040618"/><ref>[https://ift.tt/2P9UP32 Les miliciens kurdes annoncent leur retrait complet de Manbij, en Syrie], ''Radio-Canada avec AFP et Reuters'', 5 juin 2018.</ref>. La région demeure aux mains du [[Conseil militaire de Manbij]], affilié comme les YPG aux [[Forces démocratiques syriennes]]<ref>[https://ift.tt/2D0tdpN Syrie-Tous les Kurdes des YPG ont quitté Manbij, dit une milice], ''Reuters'', 15 juillet 2018.</ref>. Le novembre, les premières patrouilles conjointes américano-turques débutent à Manbij<ref>Delil Souleiman, [https://ift.tt/2CYtFF4 En Syrie, Washington tente de désamorcer la crise entre Ankara et les Kurdes], ''AFP'', novembre 2018.</ref>.

== Déroulement ==
=== Nouvelles tensions dans le nord de la Syrie à la fin de l'année 2018 ===
Le 28 octobre 2018, l'artillerie turque bombarde des positions des [[Unités de protection du peuple|YPG]] sur une colline du village de Zur Maghar, à l'ouest de [[Kobané]]<ref>[https://ift.tt/2oZVgkh Syrie: les Turcs bombardent des Kurdes], ''Le Figaro avec AFP'', 28 octobre 2018.</ref>. Le 31 octobre, quatre combattants kurdes sont tués dans la même région par des roquettes tirées par l'armée turque selon [[Radio-télévision de Turquie|TRT]]<ref>[https://ift.tt/2LVoLgc Syrie: 4 miliciens kurdes tués par l'artillerie turque], ''Le Figaro avec Reuters'', 31 octobre 2018.</ref>. Le 30 octobre, le président turc [[Recep Tayyip Erdoğan]] menace alors de lancer une offensive contre les YPG à l'est de l'[[Euphrate]] : <ref>[https://ift.tt/2VqSYqj Syrie : la Turquie prête pour une nouvelle offensive contre une milice kurde], ''AFP'', 30 octobre 2018.</ref>. Les contacts entre les États-Unis et la Turquie aboutissent cependant à une désescalade<ref name="AFP111118">[https://ift.tt/2pW1H8x Syrie: une force arabo-kurde annonce la reprise de son offensive contre l'EI], ''AFP'', 11 novembre 2018.</ref><ref name="RFI121118">Paul Khalifeh, [https://ift.tt/2QA5OPW Syrie: les FDS annoncent reprendre leur offensive contre l'État islamique], ''RFI'', 12 novembre 2018.</ref>.

Le 21 novembre, [[James Mattis (général)|James Mattis]], le secrétaire à la Défense des États-Unis, annonce que l'armée américaine va surveiller la frontière nord de la Syrie pour éviter d'autres incidents, avec notamment l'installation de tours d'observation<ref name="AFP211118">[https://ift.tt/2odBPED Syrie: l'armée américaine va surveiller la frontière nord, affirme Mattis], ''AFP'', 21 novembre 2018.</ref>. Il affirme que cette décision a été prise <ref name="AFP211118"/>. Cependant, la décision américaine est critiquée par cette dernière<ref name="AFP241118">[https://ift.tt/2VmhJDZ Syrie: Ankara peste contre des postes d'observation américains], ''AFP'', 24 novembre 2018.</ref>. Le 24 novembre, le ministre turc de la Défense Hulusi Akar déclare : <ref name="AFP241118"/>. De plus, les [[Unités de protection du peuple|YPG]] avaient annoncé en juin le départ de [[Manbij]] de leurs derniers conseillers militaires, mais la Turquie conteste ces déclarations<ref name="F24021118">Marc Daou, [https://ift.tt/2qo0sLZ Syrie : Washington pris en étau entre son allié turc et ses protégés kurdes], ''France 24'', 2 novembre 2018.</ref> : elle affirme le 23 novembre que des combattants des YPG sont toujours présents à Manbij et le ministre turc des Affaires étrangères [[Mevlüt Çavuşoğlu]] réclame leur retrait avant la fin de l'année<ref name="Reuters231118">[https://ift.tt/2Qdvc0V Ankara veut le retrait des YPG de Manbij d'ici la fin de l'année], ''Reuters'', 23 novembre 2018.</ref>. Le 7 décembre, la Turquie demande aux États-Unis de renoncer à leurs postes d'observation<ref>[https://ift.tt/2pUp9CX Ankara demande à Washington de renoncer aux postes d'observation en Syrie], ''AFP'', 7 décembre 2018.</ref>. Mais le 11 décembre, un porte-parole du Pentagone annonce que les postes d'observation ont été installés<ref name="OLJAFP121218"/>.

=== Annonce du retrait américain en décembre 2018 ===
Le 12 décembre, le président turc [[Recep Tayyip Erdoğan]] annonce une offensive imminente contre les forces kurdes : <ref name="OLJAFP121218">[https://ift.tt/2Vlzfsd Erdogan annonce une offensive imminente contre les milices kurdes en Syrie], ''OLJ avec AFP'', 12 décembre 2018.</ref><ref name="Monde131218">[https://ift.tt/2Cb1cej Syrie : Erdogan annonce une offensive imminente contre les forces kurdes], ''Le Monde avec AFP et Reuters'', 13 décembre 2018.</ref>. Il affirme également ne pas vouloir s'en prendre aux forces américaines mais condamne une nouvelle fois l'installation des postes d'observation<ref name="OLJAFP121218"/><ref name="Monde131218"/>. Un porte-parole du Pentagone réagit cependant en déclarant qu'une opération unilatérale turque dans une zone où des forces américaines sont présentes serait « inacceptable »<ref name="Monde131218"/>. Mais Erdoğan réaffirme à plusieurs reprises sa volonté de passer à l'offensive, aussi bien à [[Manbij]] qu'à l'est de l'[[Euphrate]]<ref>[https://ift.tt/2LWfJzm Syrie: Erdogan déterminé à "pacifier" l'est de l'Euphrate], ''AFP'', 14 décembre 2018.</ref><ref name="Reuters141218">Ellen Francis, Gulsen Solaker et Ezgi Erkoyun, [https://ift.tt/2Em7Y2s Syrie: Les partis kurdes dénoncent la "déclaration de guerre" turque], ''Reuters'', 14 décembre 2018.</ref><ref>Christian Makarian, [https://ift.tt/2Lmm8C1 Syrie: les grandes manoeuvres d'Erdogan], ''L'Express'', 17 décembre 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/2Vo3bnw Erdogan déterminé à "se débarrasser" des milices kurdes en Syrie], ''OLJ avec AFP'', 17 décembre 2018.</ref><ref>Élie Saïkali,[https://ift.tt/30WuI0t Malgré les Américains, Erdogan prêt à dégainer contre les Kurdes], ''OLJ'', 18 décembre 2018.</ref>.

Le 14 décembre, [[Donald Trump]] et Recep Tayyip Erdoğan s'entretiennent par téléphone<ref>[https://ift.tt/35fP9ZG Syrie: Erdogan et Trump pour une coordination bilatérale "plus efficace], ''AFP'', 14 décembre 2018.</ref><ref name="Reuters141218"/><ref>[https://ift.tt/321IRek Syrie: Trump a décidé du retrait américain lors d'un entretien avec Erdogan, selon la presse], ''AFP'', 21 décembre 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/33fCX9E Trump s'est laissé convaincre par Erdogan que l'EI avait été vaincu], ''Reuters'', 22 décembre 2018.</ref><ref>Orhan Coskun et Lesley Wroughton, [https://ift.tt/30VjNEr La Turquie sous le choc du revirement américain en Syrie], ''Reuters'', 28 décembre 2018.</ref>.

Le 17 décembre, le président turc affirme que les États-Unis ont donné leur feu vert à une opération : <ref name="Reuters171218">Daren Butler, Sarah Dadouch, [https://ift.tt/2OviyJo Erdogan dit avoir le feu vert US pour intervenir à l'est de l'Euphrate], ''Reuters'', 17 décembre 2018.</ref>. Ces déclarations ne sont cependant pas confirmées par Washington<ref name="Reuters171218"/>.

Mais le 19 décembre, le président américain [[Donald Trump]] déclare sur [[Twitter]] : <ref>[https://ift.tt/2Eys6y7 Trump estime avoir atteint son objectif en Syrie: vaincre le groupe EI], ''Le Figaro avec agences'', 19 décembre 2018.</ref><ref name="Monde191218">Gilles Paris et Allan Kaval, [https://ift.tt/2SZDgA6 Donald Trump amorce le retrait des troupes américaines de Syrie], ''Le Monde'', 19 décembre 2018.</ref><ref name="Lib191218">[[Luc Mathieu]] et [[Hala Kodmani]], [https://ift.tt/30Ygc8q Les Etats-Unis quittent la Syrie, Daech est-il vraiment «vaincu» ?], ''Libération'', 19 décembre 2018.</ref>. Des sources américaines affirment alors à plusieurs médias que le président aurait ordonné dans la matinée le départ des troupes américaines de Syrie dans les 60 à 100 jours<ref name="Monde191218"/><ref name="Lib191218"/>. L'annonce du président américain provoque une véritable onde de choc et prend de court l'état-major américain, le Congrès et une grande partie du [[Parti républicain (États-Unis)|Parti républicain]], qui défendaient une ligne diamétralement opposée<ref name="Libé201218">Philippe Coste, [https://ift.tt/2AWUfff Confusion et doutes aux Etats-Unis après l'annonce du retrait de Syrie], ''Libération'', 20 décembre 2018.</ref><ref name="Monde201218">[https://ift.tt/2BuATxZ Avec leur départ de Syrie, les Etats-Unis prennent de court leurs alliés et comblent leurs adversaires], ''Le Monde'', 20 décembre 2018.</ref><ref>Anne Corpet, [https://ift.tt/2LWfX9E Syrie: le retrait américain suscite des critiques dans le camp républicain], ''RFI'', 20 décembre 2018.</ref><ref name="F24211218"/>}<ref name="Figaro211218">[[Delphine Minoui]], [https://ift.tt/2OoLFhz Syrie: le retrait américain ouvre la voie à la Turquie], ''Le Figaro'', 21 décembre 2018.</ref>.

Au cours des mois précédents, [[James Mattis (général)|James Mattis]], secrétaire à la Défense, [[John R. Bolton|John Bolton]], conseiller de la Sécurité nationale, [[Mike Pompeo]], ministre des Affaires étrangères, James Jeffrey, représentant américain sur la question syrienne, et Brett McGurk, l'envoyé spécial des États-Unis auprès de la [[Coalition arabo-occidentale en Irak et en Syrie|coalition internationale]], s'étaient tous prononcés publiquement en faveur au maintien des troupes américaines en Syrie<ref name="Libé201218"/><ref name="Lib191218"/><ref name="Monde201218"/>. Cette annonce survient également alors qu'une [[Offensive de Deir ez-Zor (2017-2018)|offensive]] est toujours en cours contre l'État islamique dans la poche de [[Hajine]]<ref name="Lib191218"/><ref name="Monde201218AK"/>. Le [[Pentagone (États-Unis)|Pentagone]] déclare le même jour que et selon le ''[[New York Times]]'' plusieurs de ses responsables tentent de convaincre le président Trump de revenir sur sa décision<ref name="Monde191218"/>. Mais contrairement à avril, ce dernier ne fait cette fois pas machine arrière<ref name="Libé201218LMHK"/><ref name="F24211218">[https://ift.tt/2Crvnhr Retrait américain de Syrie : Trump assume malgré les critiques], ''France 24'', 21 décembre 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/2LT2FL9 L'ordre de retrait des troupes américaines de Syrie a été signé], ''AFP'', 24 décembre 2018.</ref>.

Le 20 décembre, opposé à la décision de Donald Trump, le secrétaire à la Défense [[James Mattis (général)|James Mattis]] démissionne et déclare notamment dans sa lettre au président qu'il et qu'il faut être en faisant notamment référence à la Russie<ref name="MondeAFP211218">[https://ift.tt/2R91ryF Le secrétaire à la défense américain Mattis démissionne, en désaccord avec le retrait militaire de Syrie], ''Le Monde avec AFP'', 21 décembre 2018.</ref><ref name="MondeParis211218">Gilles Paris, [https://ift.tt/2nuKkL4 Aux Etats-Unis, la surprise et le choc après la démission du secrétaire à la défense James Mattis], ''Le Monde'', 21 décembre 2018.</ref>. Le 22 décembre, Brett McGurk, l'envoyé spécial des États-Unis auprès de la [[Coalition arabo-occidentale en Irak et en Syrie|coalition internationale]], démissionne à son tour<ref>[https://ift.tt/31YGN6w Retrait américain de Syrie : l'envoyé des Etats-Unis pour la coalition anti-djihadistes démissionne], ''Le Monde'', 22 décembre 2018.</ref>.

La décision du retrait est prise sans concertation avec les autres pays de la [[Coalition arabo-occidentale en Irak et en Syrie|coalition internationale]]<ref name="Marianne221218"/>. La [[France]], le [[Royaume-Uni]] et l'[[Allemagne]] réagissent défavorablement et rappellent que l'État islamique n'est pas encore vaincu<ref>[https://ift.tt/2T01utQ Syrie: l'EI n'est pas rayé de la carte, estime Parly], ''Le Figaro avec Reuters'', 20 décembre 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/2EFog7u Syrie: l'EI est loin d'être vaincu, estime Londres], ''Le Figaro avec AFP'', 20 décembre 2018.</ref><ref>Marc Semo, [https://ift.tt/2A8Du0Z Paris s'inquiète du retrait américain de Syrie], ''Le Monde'', 20 décembre 2018.</ref><ref name="Monde231218">[https://ift.tt/2IwFDYq Macron dit « regretter très profondément » la décision américaine de se retirer de Syrie], ''Le Monde avec AFP'', 23 décembre 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/31V5Abz Syrie : le retrait américain risque de nuire au combat contre l'EI, estime Berlin], ''AFP'', 20 décembre 2018.</ref>. Le président français [[Emmanuel Macron]] déclare notamment le 23 décembre : <ref name="Monde231218"/>. L'annonce du retrait américain est en revanche saluée par le président russe [[Vladimir Poutine]] qui déclare le 20 décembre estimer cette décision « juste »<ref>[https://ift.tt/2V02zUw Pour Vladimir Poutine, la décision de retrait des troupes américaines de Syrie est "juste"], ''BFM TV avec AFP'', 20 décembre 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/31W28O8 Syrie : Poutine félicite Trump], ''France 3'', 21 décembre 2018.</ref>. [[Recep Tayyip Erdoğan|Erdoğan]] salue également la décision de Trump mais et promet <ref>[https://ift.tt/327KCX2 Retrait américain de Syrie : Erdogan veut éliminer les jihadistes et les miliciens kurdes], ''AFP'', 21 décembre 2018.</ref>. Il décide alors de surseoir à l'offensive, alors que Trump promet que le retrait sera avec la Turquie<ref name="AFPOLJ261218">[https://ift.tt/31Vmasb Syrie : les rebelles pro-Ankara consolident leurs positions près de Manbij], ''AFP'', 26 décembre 2018.</ref><ref name="AFP241218">[https://ift.tt/2LTscDO Syrie: Erdogan menace les milices kurdes, renforts turcs à la frontière], ''AFP'', 24 décembre 2018.</ref>. L'[[Iran]] réagit pour sa part via le porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, qui affirme que <ref>[https://ift.tt/31XfB8b Syrie : la présence de troupes américaines était "une erreur" dès le départ, selon l'Iran], ''AFP'', 22 décembre 2018.</ref>.

Avec le retrait des Américains, les Kurdes se retrouvent alors en situation vulnérable face à la [[Turquie]]<ref>Allan Kaval, [https://ift.tt/2Ixv47j Syrie : la grande peur des Kurdes, abandonnés en terrain hostile], ''Le Monde'', 20 décembre 2018.</ref><ref>Malo Tresca, [https://ift.tt/2oYB4PK En Syrie, les Kurdes se sentent trahis], ''La Croix'', 21 décembre 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/2AQ8aUH Le coup de poignard de Trump vis-à-vis des Kurdes], ''Le Monde'', 26 décembre 2018.</ref><ref name="Libé201218LMHK"/><ref name="Monde201218MJ">Marie Jégo, [https://ift.tt/30YDpHr Le retrait américain de Syrie, une victoire diplomatique pour Erdogan], ''Le Monde'', 20 décembre 2018.</ref><ref>[[Hala Kodmani]], [https://ift.tt/2MlwanY En Syrie, Trump s'efface, Erdogan récupère la place], ''Libération'', 26 décembre 2018.</ref><ref name="Monde201218AK">Allan Kaval, [https://ift.tt/35fLjQb Syrie : « L'Etat islamique se nourrira du chaos et du vide politique causé par un retrait » des Etats-Unis], ''Le Monde'', 20 décembre 2018.</ref>. Ils en appellent alors à la [[France]], mais cette dernière avec seulement 200 hommes présents en Syrie, ne dispose pas de forces suffisantes pour faire pression sur [[Ankara]]<ref>Allan Kaval et Marc Semo, [https://ift.tt/35btEJD Retrait américain de Syrie : les Kurdes sollicitent le soutien de la France], ''Le Monde'', 22 décembre 2018.</ref><ref>Allan Kaval, [https://ift.tt/2Mqfc81 Kurdes de Syrie : « Si la Turquie nous attaque, nous ne pourrons plus lutter contre l'Etat islamique »], ''Le Monde'', 21 décembre 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/35p793Y Les Kurdes demandent à la France un soutien diplomatique et militaire], ''Le Figaro avec AFP'', 21 décembre 2018.</ref><ref>Omar Ouahmane, [https://ift.tt/2OzFHup Retrait programmé de l'armée américaine de Syrie : les Kurdes se cherchent de nouveaux protecteurs], ''Franceinfo'', 26 décembre 2018.</ref><ref name="Marianne221218">Alain Léauthier, [https://ift.tt/2oYB7Lq Pourquoi le retrait américain de Syrie menace les Kurdes : entretien avec le colonel Michel Goya], ''Marianne'', 22 décembre 2018.</ref><ref>Marc Semo, [https://ift.tt/2LUBEad La France mise hors jeu dans le conflit syrien], ''Le Monde'', 29 décembre 2018.</ref><ref name="Libé201218LMHK">[[Luc Mathieu]] et [[Hala Kodmani]], [https://ift.tt/2ATz5i9 Etats-Unis en Syrie : après eux, le déluge], 'Libération'', 20 décembre 2018.</ref>. Le ministre turc des Affaires étrangères [[Mevlüt Çavuşoğlu]] avertit également Paris que si les soldats français <ref>[https://ift.tt/2IwFG6y "Pas bénéfique" pour la France de rester en Syrie pour protéger une milice kurde (ministre turc)], ''AFP'', 25 décembre 2018.</ref><ref name="Libé261218">[[Hala Kodmani]], [https://ift.tt/2IwFGn4 Paris sommé de choisir entre les Kurdes et Ankara], ''Libération'', 26 décembre 2018.</ref>.

Le 28 décembre, les [[Unités de protection du peuple|YPG]] demandent alors l'aide du régime syrien et invitent l'armée syrienne à se déployer à [[Manbij]]<ref>[https://ift.tt/2IuavIW Syrie: les forces kurdes appellent à l'aide le régime face aux menaces turques], ''AFP'', 28 décembre 2018.</ref><ref name="Libé281218">Nelly Didelot, [https://ift.tt/333SNnA Les Kurdes ouvrent la porte de Minbej à Damas], ''Libération'', 28 décembre 2018.</ref>. Le même jour, cette dernière annonce son entrée dans la poche de Manbij<ref>[https://ift.tt/2OreV7i Syrie: l'armée annonce son entrée dans un secteur du Nord, après l'appel des Kurdes], ''AFP'', 28 décembre 2018.</ref><ref name="OLJ281219">Julie Kebbi, [https://ift.tt/2ANTUf4 Damas avance ses pions dans le Nord-Est syrien], ''OLJ'', 29 décembre 2018.</ref>. Ce déploiement est salué par la Russie, mais la Turquie proteste<ref>[https://ift.tt/2npa4Z6 Le Kremlin se félicite de la progression de l'armée syrienne à l'appel des Kurdes], ''AFP'', 28 décembre 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/2VnTa9V Manbij : les forces kurdes "n'ont pas le droit" de faire appel à l'armée syrienne, dit Ankara], ''AFP'', 28 décembre 2018.</ref><ref>[https://ift.tt/31X8j4i Plus de raison d'intervenir à Manbij s'il n'y plus de "terroristes", dit Erdogan], ''Reuters'', 28 décembre 2018.</ref><ref name="OLJ281219"/>. Cependant les troupes américaines sont alors toujours présentes à Manbij<ref name="OLJAFP311218">Delil Souleiman, [https://ift.tt/2LT6xvy A Manbij, les Américains toujours présents malgré l'annonce de Trump], ''OLJ avec AFP'', 31 décembre 2018.</ref><ref name="OLJAFP281218">[https://ift.tt/30WQH7k L'armée syrienne n'est pas dans la ville de Manbij, selon l'armée américaine], ''OLJ avec AFP'', 28 décembre 2018.</ref><ref name="OLJ281219"/><ref name="OLJAFP301218">Delil Souleiman, [https://ift.tt/2oZWyLZ Inquiétude à Manbij après l'annonce du retrait US et les menaces de la Turquie], ''OLJ avec AFP'', 30 décembre 2018.</ref>. Environ 300 soldats et miliciens loyalistes se déploient sur la ligne de démarcation au nord et à l'ouest, mais ils n'entrent pas à l'intérieur de la ville<ref name="Libé281218"/><ref name="OLJAFP281218"/><ref name="OLJAFP281218B">[https://ift.tt/30WQH7k L'armée syrienne aux environs de Manbij après un appel à l'aide des Kurdes], ''OLJ avec AFP'', 28 décembre 2018.</ref><ref name="OLJAFP301218"/>. Le 2 janvier 2019, l'armée syrienne annonce le départ de 400 combattants kurdes de Manbij pour l'est de l'[[Euphrate]], cependant pour l'OSDH ces derniers n'appartiennent pas aux YPG mais à des groupes alliés au sein des FDS<ref>[https://ift.tt/31VLZIn Syrie: le régime annonce le retrait de 400 "combattants kurdes" de Manbij], ''AFP'', 2 janvier 2019.</ref>. Le 8 janvier, la police militaire russe commence à patrouiller à son tour dans la région de Manbij<ref>Paul Khalifeh, [https://ift.tt/35fPagc Syrie: la police militaire russe patrouille dans la région de Manbij], ''RFI'', 8 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/33dS6YV Syrie : la police militaire russe commence à patrouiller dans la région de Manbij], ''AFP'', 8 janvier 2019.</ref>.

Fin décembre 2018 et début janvier 2019, la communication du gouvernement américain sur son retrait de la Syrie devient chaotique et contradictoire<ref name="Opinion080119">[[Jean-Dominique Merchet]], [https://ift.tt/2IwFxQy En Syrie, Donald Trump est pris dans ses contradictions], ''L'Opinion'', 8 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2IwN3uA Le retrait américain de Syrie vire au chaos diplomatique], ''France Inter'', 9 janvier 2019.</ref><ref name="Libé070119">Hala Kodmani et Frédéric Autran, [https://ift.tt/31TQ2F6 Retrait de Syrie : l'administration Trump revient sur ses faux pas], ''Libération'', 7 janvier 2019.</ref>. Le président [[Donald Trump]] refuse de donner un calendrier et semble s'orienter vers un désengagement moins rapide qu'initialement prévu<ref name="BFMAFP301118">[https://ift.tt/31XfBoH Trump prêt à "ralentir" le retrait de Syrie, selon un de ses proche], ''BFMTV avec AFP'', 30 décembre 2018.</ref><ref>Léo Mouren, [https://ift.tt/30Q1Aba Retrait des troupes américaines de Syrie: Trump temporise], ''AFP'', 31 décembre 2018.</ref><ref>Jeff Mason, [https://ift.tt/2ANTV2C Le retrait américain de Syrie sera progressif, dit Trump], ''Reuters'', 2 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/30RhrGp Trump : "Franchement, les Iraniens peuvent faire ce qu'ils veulent en Syrie"], ''OLJ avec AFP'', 2 janvier 2019.</ref><ref>Julie Kebbi, [https://ift.tt/33fCXqa Ce que disent les propos de Trump sur sa politique anti-iranienne], ''OLJ'', 4 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2LYmQrb Le retrait américain de Syrie sera mené à un "rythme adapté", déclare Trump], ''AFP'', 7 janvier 2019.</ref><ref>Gilles Paris, [https://ift.tt/2IwFynA Washington renonce à un retrait militaire rapide de Syrie], ''Le Monde'', 8 janvier 2019.</ref>. Les États-Unis demandent également par les voix de [[John R. Bolton|John Bolton]] et [[Mike Pompeo]] des garanties à la Turquie pour la sécurité des combattants kurdes<ref>[https://ift.tt/30SZffB Syrie: Washington veut s'assurer que "les Turcs ne massacrent pas les Kurdes", dit Pompeo], ''AFP'', 3 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2VqNb4i Syrie : les propos de Pompeo sur les Kurdes traduisent un "inquiétant manque d'information", selon la Turquie], ''AFP'', 4 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/35cjpVg Bolton : la Turquie doit s'engager à ne pas attaquer les Kurdes], ''Reuters'', 6 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/339AddI Le retrait américain de Syrie doit se faire en "assurant" la défense des alliés des Etats-Unis (Bolton)], ''AFP'', 6 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2OsrsY7 Le retrait américain de Syrie doit se faire en "assurant" la défense des alliés de Washington, affirme Bolton], ''OLJ avec AFP'', 7 janvier 2019.</ref><ref>Julie Kebbi, [https://ift.tt/2APVAVd Pompeo au Moyen-Orient pour payer les pots cassés], ''OLJ'', 8 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2OsrrU3 Selon Pompeo, la Turquie "protègera" les combattants kurdes en Syrie], ''AFP'', 8 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/35gQ7F9 Syrie: Ankara dément avoir promis à Washington de protéger une milice kurde], ''AFP'', 8 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/359wcb7 Pompeo cherche à rassurer sur la stratégie américaine au Moyen-Orient], ''OLJ avec AFP'', 8 janvier 2019.</ref><ref name="Mode080119"/><ref>[https://ift.tt/2VqNc8m Kurdes de Syrie: "optimiste", Pompeo minimise les divergences avec Ankara], ''AFP'', 12 janvier 2019.</ref>. Irrité, [[Recep Tayyip Erdoğan]] refuse le 8 janvier de recevoir la délégation américaine conduite par Bolton, venue à [[Ankara]] discuter des modalités du retrait américain de Syrie<ref name="Mode080119">Marie Jégo, [https://ift.tt/2LS8yIm Erdogan snobe la délégation américaine venue à Ankara pour évoquer le retrait de Syrie], ''Le Monde'', 8 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2VmhLf5 Syrie: Erdogan dénonce des propos "inacceptables" de Bolton sur les milices kurdes], ''AFP'', 8 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2MfJzxy Erdogan s'en prend à Bolton venu discuter du retrait américain de Syrie], ''OLJ avec AFP'', 8 janvier 2019.</ref><ref>Julie Kebbi, [https://ift.tt/2APLFim Ankara refuse de faire des concessions sur les Kurdes en Syrie], ''OLJ'', 9 janvier 2019.</ref>. Le 10 janvier, le ministre turc des Affaires étrangères avertit que la Turquie passera à l'offensive si le retrait américain est retardé <ref name="Monde100119">[https://ift.tt/2ATMyqu Ankara presse Washington de se retirer de Syrie], ''Le Monde avec AFP'', 10 janvier 2019.</ref>. Le 13 janvier, [[Donald Trump]] menace sur Twitter de , tout en demandant aux Kurdes de <ref name="Monde140119">[https://ift.tt/2APLFPo Syrie : Trump met en garde la Turquie contre une catastrophe économique si elle attaque les Kurdes], ''Le Monde'', 14 janvier 2019.</ref>. Le ministre turc des Affaires étrangères [[Mevlüt Çavuşoğlu]] répond aussitôt : <ref name="Monde140119"/>.

Le 14 janvier, les États-Unis et la Turquie commencent à discuter de la possibilité d'instaurer une « zone de sécurité » ou une « zone tampon » le long de la frontière entre la Syrie et la Turquie<ref>Liquid error: wrong number of arguments (given 1, expected 2), ''AFP'', 14 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/30Rhsdr Syrie: une "zone tampon" pour que la frontière soit "sûre" pour Turcs et Kurdes, dit Pompeo], ''AFP'', 14 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2VtQ0BC Erdogan et Trump discutent de la création d'une zone de sécurité en Syrie], ''AFP'', 14 janvier 2019.</ref>. Le 15 février, [[Patrick M. Shanahan]], le [[Secrétaire à la Défense des États-Unis|Secrétaire par intérim à la Défense des États-Unis]], propose aux autres pays de la [[Coalition arabo-occidentale en Irak et en Syrie|coalition internationale]] de maintenir une présence militaire dans le nord de la Syrie et de former une « force d'observateurs », mais cette proposition est fraîchement accueillie par les pays concernés<ref>[https://ift.tt/2Iws77g Washington peine à convaincre ses alliés d'envoyer des troupes après son départ de Syrie], ''OLJ avec AFP'', 16 février 2019.</ref>. La [[Turquie]] exige quant à elle que la zone de sécurité soit tenue par ses troupes<ref>[https://ift.tt/2XjBVHo Syrie: Erdogan veut une zone de sécurité "sous contrôle turc"], ''Le Figaro'', 23 février 2019.</ref>.

Le 31 janvier et le 4 février, le [[Sénat des États-Unis]] vote puis adopte à une très large majorité un amendement présenté par le sénateur [[Mitch McConnell]] critiquant le retrait des troupes américaines de Syrie<ref>[https://ift.tt/31X8jkO Trump reçoit un dur camouflet du Sénat sur le retrait de Syrie], ''AFP'', 31 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2LTOkxQ Le Sénat contredit Trump sur le retrait de Syrie, nouveau camouflet], ''Europe 1 avec AFP'', 5 février 2019.</ref>.

Le 14 février, les présidents [[Vladimir Poutine|Poutine]], [[Hassan Rohani|Rohani]] et [[Recep Tayyip Erdoğan|Erdoğan]] se réunissent de nouveau à [[Sotchi]]<ref name="Monde140219">Isabelle Mandraud, [https://ift.tt/2LS8xEi A Sotchi, Poutine exhorte Erdogan à « détruire le foyer terroriste » d'Idlib, en Syrie], ''Le Monde'', 14 février 2019.</ref>. Ils saluent ensemble la décision du retrait américain<ref name="RFI150219">[https://ift.tt/2p65a3B Moscou, Ankara et Téhéran saluent le retrait américain de Syrie], ''RFI'', 15 février 2019.</ref>. Cependant le président russe exhorte la Turquie à lancer une offensive contre [[Hayat Tahrir al-Cham]], qui contrôle désormais presque tout le [[gouvernorat d'Idleb]]<ref name="Monde140219"/>. Il encourage également [[Ankara]] à renouer avec [[Damas]] en rétablissant le traité de sécurité de 1998 et à accepter le déploiement de l'armée syrienne aux frontières tenues par les Kurdes<ref name="Monde140219"/>. Mais le Turquie déclare qu'elle ne veut déployer que son armée dans la zone de sécurité du nord-est de la Syrie<ref>[https://ift.tt/30Tn2Mo Syrie-Ankara ne veut que l'armée turque dans la "zone de sécurité"], ''Reuters'', 15 février 2019.</ref>.

Le 17 février, le président syrien [[Bachar el-Assad]] s'exprime pour la première fois depuis l'annonce du retrait américain et déclare : <ref name="FigaroAFP170219">[https://ift.tt/2MnihFO Les États-Unis ne protégeront pas ceux qui parient sur eux (Assad)], ''Le Figaro avec AFP'', 17 février 2019.</ref><ref name="OLJ190219">Caroline Hayek, [https://ift.tt/2Moxw14 Bras de fer entre Damas et Washington au sujet des Kurdes], ''OLJ'', 19 février 2019.</ref>. La [[Russie]] prône également un <ref>[https://ift.tt/2AQ8bbd Moscou prône des discussions entre Kurdes et régime syrien], ''Le Figaro avec AFP'', 17 février 2019.</ref>. Cependant les négociations piétinent, le régime syrien refusant toute concession tandis que les États-Unis avertissent qu'ils cesseront toute assistance aux FDS si ceux-ci s'allient aux forces d'Assad<ref name="FigaroAFP170219"/><ref name="OLJ190219"/>. Selon Caroline Hayek, journaliste de ''[[L'Orient-Le Jour]]'' : <ref name="OLJ190219"/>.

Le 18 février, [[Mazloum Kobane]], le chef militaire des [[Forces démocratiques syriennes]] rencontre le général américain Joseph Votel, chef de l'[[United States Central Command]], sur une base aérienne dans le nord-est de la Syrie<ref name="Reuters180219">[https://ift.tt/31ZPoWI Les FDS demandent à la coalition de laisser 1.500 hommes en Syrie], ''Reuters'', 18 février 2019.</ref>. Le chef des FDS demande alors à la coalition internationale de maintenir une force de à hommes en Syrie<ref name="Reuters180219"/>. Il demande également aux États-Unis de renoncer à retirer leurs troupes, mais le général Votel se déclare porteur de l'ordre donné en décembre par le président Trump sur un retrait total des forces américaines de Syrie<ref name="Reuters180219"/>.

Le 22 février, les États-Unis annoncent finalement qu'ils vont maintenir 400 soldats en Syrie , dont 200 au Nord aux côtés des [[Forces démocratiques syriennes]], et 200 au Sud dans la zone d'al-Tanaf aux côtés de groupes de l'[[Armée syrienne libre]]<ref name="Reuters220119">[https://ift.tt/2omrmGQ Des centaines de soldats américains vont rester en Syrie], ''Reuters'', 22 janvier 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2ty68og 200 soldats américains resteront en Syrie], ''Le Figaro avec AFP'', 22 février 2019.</ref>.

Le 26 mars 2019, les forces turques et russes commencent également à mener des dans la région de [[Tall Rifaat]], contrôlée par les YPG<ref>[https://ift.tt/2IuTAG4 Syrie: début de patrouilles russes et turques à Tal Rifaat], ''Le Figaro avec AFP'', 26 mars 2019.</ref>.

=== Conclusion d'un accord sur une zone de sécurité en août 2019 ===
Mais les discussions entre la Turquie et les États-Unis piétinent<ref name="FigaroReuters250719">[https://ift.tt/2K3TrcX Ankara discute de la possibilité d'une offensive militaire en Syrie], ''Le Figaro avec Reuters'', 25 juillet 2019.</ref><ref name="Monde060819"/>. Ankara exige le contrôle total d'une bande de 30 à 40 kilomètres de profondeur, allant de [[Tall Abyad]] à la frontière [[Irak|irakienne]], tandis que les Américains proposent des patrouilles conjointes sur un territoire profond de 14 kilomètres et long de 140 kilomètres<ref name="AFP060819"/><ref name="Monde060819"/>. Les Kurdes auraient quant eux accepté une zone de 5 kilomètres de large, mais la proposition aurait été rejetée par Ankara<ref name="AFPExp050819">[https://ift.tt/2YD0pPt Pour les Kurdes syriens, le risque d'une offensive turque est réel (responsable à l'AFP)], ''AFP'', 5 août 2019.</ref>. Le 24 juillet 2019, les autorités turques déclarent et affirment qu'elles lanceront une offensive dans le nord de la Syrie si aucun accord sur une zone de sécurité ne peut être conclu avec les États-Unis<ref name="FigaroReuters250719"/>. Le 4 août, la veille de l'arrivée d'une délégation militaire américaine, le président turc [[Recep Tayyip Erdoğan]] annonce à nouveau une prochaine offensive dans le nord de la Syrie : <ref name="AFPCroix050819">[https://ift.tt/30UvPh5 Syrie: la Turquie annonce une opération antikurde à l'est de l'Euphrate], ''AFP'', 5 août 2019.</ref><ref name="Monde060819">Marie Jégo, [https://ift.tt/2YM8QDO Erdogan menace de lancer une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie], ''Le Monde'', 6 août 2019.</ref>. Le 5 août, le ministre turc des Affaires étrangères [[Mevlüt Çavuşoğlu]] déclare également : avec les [[Unités de protection du peuple|YPG]]<ref name="FigaroAFP050819">[https://ift.tt/2oWYaX0 Syrie: Ankara appelle Washington à couper les ponts avec une milice kurde], ''Le Figaro avec AFP'', 5 août 2019.</ref>. L'armée turque masse alors des centaines de chars à sa frontière, particulièrement à [[Suruç]] et [[Akçakale]], qui font face aux villes syriennes de [[Kobané]] et [[Tall Abyad]]<ref name="Monde060819"/>. Les rebelles de l'[[Armée nationale syrienne]] déclarent également avoir hommes près à prendre part à l'opération aux côtés des forces turques<ref name="Reuters050819">Suleiman Al-Khalidi, [https://ift.tt/31WMRwp Syrian rebels say ready to back Turkish-led operation in northeast], ''Reuters'', 5 août 2019.</ref>. Les forces américaines ne comptent alors plus qu'un millier d'hommes en Syrie<ref name="Monde060819"/>. Mais le 6 août, [[Mark Esper]], le [[secrétaire à la Défense des États-Unis]], déclare qu'une de la Turquie contre les combattants kurdes serait : <ref name="AFP060819">Gokan Gunes, [https://ift.tt/31Vu84r Syrie : Ankara menace d'une offensive contre les Kurdes, Washington gronde], ''AFP'', 6 août 2019.</ref><ref name="FigaroAFP0619">[https://ift.tt/2pW1HFz Une offensive turque contre les Kurdes syriens serait «inacceptable»], ''Le Figaro avec AFP'', 6 août 2019.</ref>. Il évoque cependant des « progrès » dans les discussions et affirme que les États-Unis tentent de trouver avec les Turcs un <ref name="AFP060819"/>. Le 7 août, le ministre turc de la Défense, [[Hulusi Akar]], déclare également que <ref>[https://ift.tt/2oZVjfX La Turquie estime «positives» les discussions avec les Etats-Unis sur la Syrie], ''Le Figaro avec AFP'', 7 août 2019.</ref>. Le même jour, le ministère turc de la Défense et l'ambassade américaine à Ankara annoncent que la Turquie et les États-Unis ont décidé d'établir un pour coordonner la création d'une <ref name="AFP070819">[https://ift.tt/2KKQ0bx Syrie: Ankara et Washington font un pas vers une "zone de sécurité"], ''AFP'', 7 août 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2oXZcls Syrie: l'accord avec Ankara sera mis en oeuvre "par étape", indique le Pentagone], ''AFP'', 15 août 2019.</ref>. L'accord est condamné le 8 août par le ministère syrien des Affaires étrangères : <ref>[https://ift.tt/2oVzG09 Le régime syrien rejette un accord américano-turc sur une zone tampon], ''AFP'', 8 août 2019.</ref>.

[[File:Buffer Zone border fortification destruction.jpg|upright=1.2|vignette|Membres des [[Forces démocratiques syriennes]] détruisant des fortifications près de la frontière turque en présence de militaires américains, le 22 août 2019.]]

Le 24 août, le ministre turc de la Défense [[Hulusi Akar]] déclare que le centre d'opérations conjointes turco-américain est « opérationnel »<ref name="AFP240819">[https://ift.tt/2ASreBu Syrie : le "centre d'opérations conjointes" turco-américain opérationnel], ''AFP'', 24 août 2019.</ref>. Le même jour, les [[Forces démocratiques syriennes]] se déclarent prêtes à coopérer en vue de la de l'établissement d'une à la frontière turque<ref name="AFPPoint240819">[https://ift.tt/2VneI6p "Zone de sécurité" en Syrie: les Kurdes prêts à coopérer], ''AFP'', 24 août 2019.</ref>. Le haut commandant des FDS [[Mazloum Kobane]] déclare alors : <ref name="AFPPoint240819"/>. Le commandement militaire américain au Moyen-Orient ([[United States Central Command|Centcom]]) annonce également que les FDS ont détruits certaines de leurs à la frontière<ref name="AFPPoint240819"/>. Le 27 août, Mostafa Bali, le porte-parole des FDS, annonce que les forces kurdes et alliées ont commencé à se retirer de la frontière<ref name="RFI270819">[https://ift.tt/2LUr0A7 Syrie: retrait des milices kurdes dans le nord-est du pays], ''RFI'', 27 août 2019.</ref><ref name="AFPPM270819">[https://ift.tt/2VmAF5w "Zone de sécurité" en Syrie : début du retrait des forces kurdes de la frontière turque], ''AFP'', 27 août 2019.</ref>. Il donne également des précisions sur l'accord américano-turc : <ref name="RFI270819"/>. Le 8 septembre, la première patrouille conjointe turco-américaine débute dans la <ref name="F24080919">[https://ift.tt/2ZGQ7yW Syrie : première patrouille turco-américaine dans une future "zone de sécurité"], ''France 24 avec AFP'', 8 septembre 2019.</ref>.

=== Tensions en octobre 2019 ===
Cependant la Turquie reste insatisfaite et accuse Washington de traîner des pieds<ref>[https://ift.tt/31XXZt8 Syrie: Ankara interpelle encore Washington sur la zone tampon dans le Nord-Est], ''RFI'', 10 septembre 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2OvlfKP Syrie: Ankara juge «cosmétiques» les efforts de Washington pour créer une zone tampon], ''Le Figaro avec AFP'', 10 septembre 2019.</ref>. Le président [[Recep Tayyip Erdoğan|Erdoğan]] annonce alors qu'il laisse jusqu'à fin septembre aux Américains pour obtenir des résultats concrets dans la mise en place de la zone de sécurité<ref name="Figaro011019">[https://ift.tt/325UoJD Erdogan met en garde contre une opération imminente en Syrie], ''Le Figaro avec AFP'', octobre 2019.</ref>. Mais le octobre, il affirme que la Turquie arrive à bout de sa patience<ref name="Figaro011019"/> et le 5, il réitère ses menaces d'offensive militaire : <ref>[https://ift.tt/2IxREN9 Syrie : Erdogan réitère sa menace d'intervention « sur terre et dans les airs »], ''AFP'', 5 octobre 2019.</ref>. Des troupes turques sont déployées en renfort à la frontière<ref>[https://ift.tt/2MjVACg Renforts de troupes turques à la frontière après les menaces d'Erdogan], ''OLJ'', 7 octobre 2019.</ref>. Le 6 octobre, des milliers de kurdes syriens manifestent alors à [[Ras al-Aïn (Syrie)|Ras al-Aïn]] pour dénoncer les menaces turques<ref name="AFPOLJ061019">[https://ift.tt/2Vo3bE2 En Syrie, des milliers de personnes manifestent contre les menaces d'offensive turque], ''OLJ avec AFP'', 6 octobre 2019.</ref>. Selon l'OSDH, des tranchées et des tunnels sont à nouveau creusés par les FDS à [[Kobané]], [[Tall Abyad]] et Ras al-Aïn<ref name="AFPOLJ061019"/>.

Le 6 octobre, [[Donald Trump]] et [[Recep Tayyip Erdoğan]] s'entretiennent par téléphone<ref name="EurAFP071019">[https://ift.tt/31V5yQZ Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan vont se rencontrer pour évoquer une "zone de sécurité" en Syrie], ''Europe 1 avec AFP'', 7 octobre 2019.</ref>. La présidence turque annonce alors une rencontre entre les deux hommes en novembre à Washington, pour discuter de la zone de sécurité<ref name="EurAFP071019"/><ref name="AFPPoint071019"/>. Mais la [[Maison-Blanche]] annonce pour sa part dans un communiqué que les troupes américaines vont se retirer de la frontière : <ref name="AFPPoint071019">[https://ift.tt/2IvUqCC Syrie: prochaine incursion turque, les troupes américaines vont s'éloigner], ''AFP'', 7 octobre 2019.</ref>. La Maison-Blanche évoque également la possibilité de confier à la Turquie la responsabilité des combattants européens de l'État islamique détenus en Syrie par les FDS : <ref name="AFPPoint071019"/>. Le lendemain matin, le président américain justifie sa décision sur [[Twitter]] : <ref name="AFPPoint071019B">[https://ift.tt/30TmvKo Syrie : sous pression, Trump met en garde la Turquie], ''Le Point avec AFP'', 7 octobre 2019.</ref><ref name="Figaro071019C">[https://ift.tt/2Oq6lFP Syrie : les forces américaines commencent à se retirer des abords de la frontière turque], ''Le Figaro avec AFP'', 7 octobre 2019.</ref>.

L'annonce du président provoque de nombreuses réactions<ref name="Monde071019">Hélène Sallon, [https://ift.tt/31RPcIV Les Etats-Unis donnent leur accord à une offensive turque dans le nord de la Syrie], ''Le Monde'', 7 octobre 2019.</ref>. Le ministre turc des Affaires étrangères déclare le 7 octobre : <ref>[https://ift.tt/2okajFn Syrie: la Turquie "ne laissera pas" l'EI revenir], ''Le Figaro avec AFP'', 7 octobre 2019.</ref>. Le président Erdoğan déclare de son côté que l'offensive peut être lancée à tout moment : <ref>[https://ift.tt/2OreVEk Syrie: l'offensive turque peut avoir lieu à tout moment, selon Erdogan], ''Le Figaro avec AFP'', 7 octobre 2019.</ref>. Les [[Forces démocratiques syriennes]] protestent quant à elles dans une communiqué : <ref name="Monde071019"/><ref>[https://ift.tt/35btGBf Syrie: les Kurdes avertissent qu'une attaque turque ramènerait l'EI], ''Le Figaro avec AFP'', 7 octobre 2019.</ref>.

Le même jour, l'[[Iran]] déclare s'opposer à toute action militaire turque en Syrie<ref>[https://ift.tt/2VkfiSD L'Iran s'oppose à toute action militaire turque en Syrie], ''Reuters'', 7 octobre 2019.</ref>. La [[France]] appelle la Turquie à s'abstenir de mener une action unilatérale<ref>[https://ift.tt/35ketxR Syrie : la France exhorte la Turquie à "éviter toute initiative" qui nuirait à la lutte contre l'EI], ''AFP'', 7 octobre 2019.</ref>. Les ministres des Affaires étrangères de l'[[Union européenne]] exhortent également la Turquie à ne pas lancer de nouvelles hostilités<ref>[https://ift.tt/35eCfLj Syrie: l'Union Européenne opposée à une offensive de la Turquie], ''Le Figaro avec AFP'', 7 octobre 2019.</ref>. Panos Moumtzis, le coordinateur humanitaire de l'ONU pour la Syrie, déclare quant à lui : <ref>[https://ift.tt/2ANjwbZ Offensive turque en Syrie : l'ONU dit "se préparer au pire"], ''AFP'', 7 octobre 2019.</ref>.

L'annonce de Donald Trump provoque également de vives réactions aux États-Unis et au sein même du parti républicain<ref name="FigaroAFP071019D">[https://ift.tt/2AUtAja Trump se met le camp républicain à dos sur la Syrie], ''Le Figaro avec AFP'', 7 octobre 2019.</ref>. Le sénateur [[Lindsey Graham]], pourtant proche du président américain, déclare ainsi que cette décision est « un désastre en puissance » et que « l'abandon des Kurdes sera une tache sur l'honneur de l'Amérique »<ref name="FigaroAFP071019D"/>. Il menace alors de proposer une résolution au Sénat pour revenir sur cette décision<ref name="FigaroAFP071019D"/><ref name="Figaro071019C"/>. Plusieurs autres responsables républicains comme [[Mitch McConnell]], [[Nikki Haley]] et [[Marco Rubio]] annoncent également désapprouver l'annonce du retrait américain<ref name="FigaroAFP071019D"/>. Brett McGurk, l'ancien envoyé spécial américain pour la Syrie, déclare quant à lui sur Twitter : <ref name="Monde071019"/><ref name="FigaroAFP071019D"/>.

Face aux critiques, Donald Trump fait machine arrière et déclare sur Twitter le 7 octobre : <ref name="AFPPoint071019B"/>. Le [[Département de la Défense des États-Unis]] déclare de son côté dans un communiqué : <ref>[https://ift.tt/2MlBDLh Washington "ne cautionne pas" d'opération turque dans le nord de la Syrie, affirme le Pentagone], ''AFP'', 7 octobre 2019.</ref>.

Le 7 octobre, des soldats américains se retirent de postes situés près de la frontière turque à [[Tall Abyad]] et [[Ras al-Aïn (Syrie)|Ras al-Aïn]]<ref name="AFPPoint071019B"/>. Cependant, un haut responsable du département d'État américain déclare anonymement à des journalistes que ce retrait ne concerne qu'un de soldats : 50 à 100 membres des forces spéciales qui seront « redéployés vers d'autres bases »<ref>[https://ift.tt/2oWM4gz Syrie : pas de retrait américain, 50 à 100 soldats redéployés à l'intérieur du pays], ''AFP'', 7 octobre 2019.</ref><ref>[https://ift.tt/2obdHCx Syrie: Washington ne retire qu'un "tout petit nombre" de soldats près de la frontière turque], ''AFP'', 7 octobre 2019.</ref>.

== Notes et références ==





[[Catégorie:Guerre civile syrienne]]
[[Catégorie:2018 en Syrie]]
[[Catégorie:2019 en Syrie]]

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